Les 27 & 28 septembre 2012
Le CERIC organise un colloque "PROTECTION DE LA BIODIVERSITE, DROIT ET CONNAISSANCES SCIENTIFIQUES"
27 et 28 septembre 2012 Faculté de droit et de science politique d’Aix-en-Provence
Explicatif :
Dans leur lutte en faveur de la biodiversité impliquant une véritable ingénierie écologique, les autorités publiques se trouvent limitées par leur méconnaissance inévitable de données scientifiques de plus en plus sophistiquées et évolutives. Or, on ne protège bien que ce que l’on connaît. Alors que les outils et méthodes existent, il n’y a pas d’étude juridique sur l’ingénierie écologique internationale, européenne et nationale mobilisée face au défi de la biodiversité. Dans l’objectif de promouvoir une meilleure articulation entre connaissances scientifiques et décision publique en matière de biodiversité, trois temps marqueront ces rencontres.
Quelle(s) valeur(s) pour la biodiversité ? Face au constat de l’inefficacité des règlementations adoptées, les pouvoirs publics se tournent aujourd’hui vers des outils économiques : attribuer une valeur économique à la biodiversité conduirait à une protection plus efficace. Il apparaît qu’à côté de l’économie, les autres disciplines, l’écologie, la philosophie, le droit, devraient également participer à la détermination de la valeur, des valeurs de la biodiversité. Il s’agit alors de comprendre et éprouver les différentes manières d’évaluer la biodiversité, tout autant que de s’interroger sur l’efficacité des mécanismes qui reposent sur elles, tel le marché de la biodiversité. Cette première table-ronde a reçu le soutien du CNRS (PEPS Droit et économie de l’environnement et de la biodiversité 2012).
Quel encadrement pour la compensation des atteintes à la biodiversité ? Cristallisant une véritable rencontre des sciences économiques, naturelles et juridiques en faveur d’une meilleure protection de la biodiversité par son évaluation économique, l’avènement des institutions de compensation et de marché de la biodiversité seront au cœur cette seconde table-ronde. Divers textes, d’origine communautaire et/ou nationale, prévoient qu’un projet susceptible de porter atteinte à l’environnement ne peut être autorisé que si le pétitionnaire fait tout ce qui est nécessaire pour éviter, réduire les impacts négatifs qu’il ne peut éviter et, enfin, pour compenser les impacts négatifs résiduels. Sous le patronage de l’ Institut écologie et environnement du CNRS (RTP Droit Biodiversité et services écosystémiques) les spécialistes apporteront des réponses à la question essentielle de l’encadrement de ces mécanismes.
Gouvernance de la biodiversité et expertise scientifique. Cet atelier de restitution des recherches menées avec le soutien de la Fondation de recherche pour la biodiversité portera spécifiquement sur les modalités et les enjeux d’une externalisation de plus en plus massive de la production de connaissances scientifiques en matière de biodiversité. A travers des exemples choisis, seront étudiés la sélection des experts impliqués dans la prise de décision, leurs modalités de travail, le poids des études produites par la société civile, la normativité des éléments scientifiques.
Intervenants : Voir programme détaillé joint
Organisateur scientifique : Eve Truilhe-Marengo, chercheur CNRS, CERIC
site : http://www.ceric-aix.univ-cezanne.fr/ et lien avec Page web colloque
Inscription et contact : Inscription obligatoire avant le 20 septembre 2012 auprès de Donia Landoulsi (d.landoulsi-faure@univ-amu.fr)
Programme en pièce jointe
Lieu : Aix-Marseille-Université
Faculté de droit et de science politique
Salle des Actes
3 avenue Robert-Schuman
Aix-en-Provenc